

L'Hospice et ses murailles... sont une avant-scène architecturale remarquable face au décor naturel verdoyant du massif montagneux des Dentelles de Montmirail ponctué de ses terrasses viticoles. Ils nous offrent, en leurs murs, une vue panoramique exceptionnelle sur la plaine de la Vallée du Rhône et les vignobles de Gigondas.
Le Château de Gigondas et ses remparts ont été construits vers le 13ème voire le 14ème siècle. Il fut dès les origines consacré aux pauvres et aux malades, même s'il servait plutôt de centre de distribution de nourriture et de secours aux indigents.
Dès 1678, le Père Albert, de l'ordre des Minimes, établit la Confrérie du Saint Calvaire et du Saint Sépulcre au rez-de-chaussée du Château. Ce lieu devint célèbre pour ses pèlerinages dans tout le Dauphiné.
Plus tard, au début du 19ème, les poutres et les tuiles du bâtiment furent vendues pour construire le lavoir du village. L'édifice plonge ainsi dans l'oubli, jusqu'en l'état de ruines...
En 1984, la Mairie se mobilise pour sauver ce site et fonde l'association Gigondas d'Hier et d'Aujourd'hui, qui aura la charge, dans un premier temps, d'organiser et de suivre des chantiers de bénévoles sur toute la durée de cette restauration.
La réhabilitation de ce haut village moyenâgeux, visité au fil du temps et des saisons, s'exprime pleinement depuis la mise en place, en 1994, du parcours déambulatoire permanent de sculptures semi monumentales et d'installations d'artistes français et étrangers.
Dès 1997, et parallèlement à l'organisation annuelle du “Cheminement de sculptures”, les villageois poursuivent leur action avec la mise en place de nouveaux chantiers de jeunes. Des fouilles archéologiques sont programmées sur la partie sommitale du village où s'élèvent encore quelques ruines. Les premiers sondages ont révélé les vestiges d'un dispositif défensif pourvu d'une tour circulaire. Mais s'agit-il des ruines d'un premier château ou est-ce un poste de garde (fortin) aménagé de façon stratégique ?
Ces dernières années, trois silos à grains et un bassin ont été mis au jour, puis, ensuite, deux sceaux en plomb de Raymond IV et Bertrand IV des Baux, Princes d'Orange. Ces découvertes ont permis la datation de l'édifice d'origine: 12 ou 13ème siècle.
En 2005, les premiers travaux d'aménagement d'une promenade paysagère liée à «l'histoire du site, de la vigne, et du vin sous l'antiquité» ont commencé. Un sentier pédestre, ponctué de restanques botaniques, de vignes sauvages, de variétés de cépages anciens, et d'essences méditerranéennes vous permettra d'accéder aisément jusqu'à la cime pour enfin imaginer l'ampleur de la tour d'origine et de son enceinte.
Le Théâtre de verdure, haute terrasse nichée au coeur de la muraille et du faîte de l'Hospice qui s'ouvre largement sur les salles aménagées. Elle présente un point de vue atypique sur le parvis de l'église et sur l'ancien fortin. Un cadre unique et enchanteur pour accueillir nombre de manifestations musicales et vinicoles; «Les Soirées Lyriques» et «Découvertes en Vallée du Rhône», entre autres.